Biographie

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Médecin, romancier, journaliste, dramaturge, scénariste, acteur, satiriste et librettiste, telles ont été les nombreuses activités de Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov.

 Né le 15 mai 1891 à Kiev, il est l’ainé d’une famille de sept enfants :

  • Vera (née en 1892)
  • Nadejda (née en 1893)
  • Varvara (née en 1895)
  • Nicolas (né en 1898): émigre à Paris et devient un biologiste de renom ayant isolé le virus bactériophage Phage phiX174 en 1935 à l’Institut Pasteur, dans le laboratoire de Felix d’Hérelle avec lequel il fonde un laboratoire privé à Paris.
  • Ivan (né en 1900) : émigre à Paris et devient joueur de Balalaïka et chauffeur de taxi.
  • Hélène (née en 1902)

 

1894 micha et veraMicha nicolai et ivanMikhaïl/ Nicolas/ Ivan/ Mikhaïl et Vera

Son père, Afanasii Ivanovitch Boulgakov, était enseignant en théologie à l’Académie Spirituelle de Kiev. Il décède le 14 mars 1907 atteint de néphrosclérose.

Sa mère, Varvara Mikhaïlovna Boulgakova, était institutrice puis inspectrice de cours de soir pour femmes. Après le décès d’Afanasii Boulgakov, elle se remarie avec le Dr I.P. Voskressenski, médecin ami de la famille. Atteinte du typhus, elle décède le 2er février 1922.

Mikhaïl Boulgakov jouait très bien du piano et un peu de violon. Conservatiste modéré aux yeux bleus vif, Mikhaïl Boulgakov était un bon vivant, passionné de théâtre et opéra (Boris Godounov, Faust, Aïda, Rigoletto, Le Huguenots, La mort de Siegfried, La Walkyrie…). Grand mystificateur et pince-sans-rire, il aimait jouer aux cartes et au billard.

 Mikhaïl Boulgakov s’est marié trois fois.Ses epouses

En mars 1913, il épousait Tatiana Lappa qui devient infirmière et soigne, en été 1914, avec son mari, les premiers blessés de la Première Guerre Mondiale à Saratov dans un hôpital de secours. Ils divorcent en avril 1924.

Le 30 avril 1925, il épousait Lioubov E. Belozereskaïa. Femme sportive, indépendante, extravertie, optimiste et ancienne danseuse aux Folies Bergères à Paris. Ils divorcent le 3 octobre 1932. Lioubov décède en 1987.

Le 4 octobre 1932, il épousait Elena Sergueïevna Chilovskaïa avec laquelle une relation s’était nouée depuis le 28 février 1929 date de leur première rencontre. Femme cultivée, mondaine et proche du milieu théâtral et artistique, elle sera sa muse et inspirera le personnage de Marguerite dans Le Maître et Marguerite. Après le décès de Mikhaïl Boulgakov, Elena va tout entreprendre pour la reconnaissance du travail littéraire de son mari (en 1947, elle écrit en ce sens, en vain, à Staline) et la publication de ses œuvres en URSS et notamment la publication de son chef d’œuvre, Le Maître et Marguerite, publié pour la première fois en 1966. Elena décède en 1970.

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Reconnu inapte au service militaire, Mikhaïl Boulgakov est médecin volontaire à la Croix Rouge pendant la Première Guerre mondiale (Kiev, Kamenets Podolsk et Tchernovitsi), puis médecin réserviste dans un hôpital à Nikolskoïe (septembre 1916) où il devient morphinomane en utilisant de la morphine pour soulager une allergie due à une injection de sérum antidiphtérique. Il est muté à Vizma en septembre 1917 où il soigne des maladies infectieuses et vénériennes.

Démobilisé le 19 février 1918, il ouvre un cabinet médical privé dans sa maison familiale sise 13 rue Andréievisk à Kiev spécialisé en maladies vénériennes. Il finira par se débarrasser de son addiction à la morphine avec l’aide de son beau-père, Dr I.P. Voskressenski, et de son épouse Tatiana.

Le 1er février 1919, Mikhaïl Boulgakov est mobilisé de force dans l’armée de Petlioura et s’échappe dans la nuit du 2 au 3 février 1919.

En octobre 1919, il est réquisitionné comme médecin par l’Armée Blanche et part au Caucase. Il se retrouve d’abord à Grozny puis est affecté à Vladicaucase où il y reste, atteint du typhus, après le départ de l’armée blanche en mars 1920 chasée par les Bolcheviks.

En 1920, Mikhaïl abandonne sa carrière de médecin pour embrasser sa nouvelle carrière littéraire dont les débuts au Vladicaucase se déroulent comme suit :

  • Le 15 février 1920 : membre comité de rédaction du 1er numéro de la revue "Caucase" ;
  • En mars 1920 il est engagé au LITO  (section littéraire du sous département des Beaux Arts);
  • En mai 1920 il présente des spectacles, organise des soirées culturelles, anime débats et fait de la critique littéraire et théâtrale dans la presse locale ;
  • Fin mai 1920, il dirige le TEO (département théâtral) et organise un studio d’art dramatique;
  • Le 3 juin 1920, il fait jouer sa première pièce, Autodéfense  ;
  • A l’été 1920 il écrit une pièce en 4 actes, Les  Frères Tourbine;
  • Entre janvier et mars 1921, il écrit une pièce de trois actes, Les Communards de Paris ;

Le 25 novembre 1920 sonne la fin de sa collaboration à la sous-section des Arts. Mikhaïl Boulgakov quitte donc le Vladicaucase en mai 1921.

Mikhaïl Boulgakov arrive à Moscou pour s’y établir définitivement vers fin septembre 1921 et s’installe en octobre au 10 rue Bolchaïa Sadovaia.

Kolia Liamine, philologue, N. Ouchakova, peintre et photographe amateur (épouse de Kolia), S.S. Topleninov, peintre et P.S. Popov, son premier biographe, son ses amis intimes. N. Ouchakova a été l’auteur des nombreuses photos de Mikhaïl Boulgakov que nous connaissons aujourd’hui.

La photographeAvec amis2

N. Ouchakova / S.S.Topleninov, Mikhaïl Boulgakov, Kolia Liamine et Lioubov Boulgakova 

A Moscou, Mikhaïl Boulgakov enchaîne les travaux alimentaires tout en se consacrant (la nuit) à l’écriture ou la réécriture de ses œuvres.

Son curriculum vitae moscovite:

  • 1er octobre 1921 : secrétaire au Lito de Moscou (section de littérature dépendant du commissariat à l’Instruction publique, soit le Glavlitpolitprosvet);
  • 1er décembre 1921 : reporter et chroniqueur et chercheur d’annonceurs au journal Messager du Commerce de l’Industrie;
  • Février 1922 : rédacteur au Comité de l’Industrie et des Technique dépendant de l’Armée de l’Air ;
  • Mars 1922 : collaboration dans le Rabotchi (" L’Ouvrier") dirigé par Nadejda Kroupskaïa, femme de Lénine ;
  • Avril 1922 : rédacteur –réviseur au Goudok ("Le Sifflet") ;
  • Déc. 1922 : collaborateur à la revue Rossia ;
  • 29 décembre 1922 : invité à collaborer au journal Nakanounie ;
  • Février 1923 : auteur attitré de récits humoristiques au Goudok ;
  • 3 avril 1930 : consultant au TRAM (Théâtre de la Jeunesse Ouvrière) ;
  • 10 mai 1930 : assistant –metteur en scène au Théâtre d’Art ;
  • 1er octobre 1936 : librettiste-consultant au Bolchoï ;

A partir de 1922 certains de ses articles et récits sont publiés dans des revues telles que "Nakanounié", "La Revue Rouge pour tous", "Rossia", "Goudok", "Almanach Renaissance", "Glèbe Rouge". Il rencontre cependant une certaine difficulté à publier ses œuvres dans son intégralité compte tenu de la censure qui estimait la plupart de ses écrits politiquement contraires à l’idéologie instaurée en URSS.

A partir de 1925, son travail de dramaturge et metteur en scène est sans cesse critiqué (critiques essentiellement d’ordre politique) et censuré alors que son succès auprès du public est indéniable.

Mikhaïl Boulgakov échappe au goulag, ce qui n'est pas le cas pour nombreux écrivains, mais demeure surveillé de très près par le régime stalinien : perquisition et interrogatoires par la Guépéou.

Reproché de ne pas faire de la littérature bolchevique, entre 1926 et 1929 Mikhaïl Boulgakov se retrouve dans l’impossibilité de vivre de son métier d’écrivain. En 1929 il n'est  plus publié et ses pièces ne sont presque plus jouées.

Le 28 mars 1930, Mikhaïl Boulgakov écrit une très longue lettre désespérée à Staline dans laquelle il défend ses œuvres et sa carrière en tant qu’auteur et crie son  désespoir d’être empêché de pouvoir exercer son métier d’écrivain. Dans cette lettre il demande soit de pouvoir quitter définitivement l’URSS avec son épouse, Lioubov, soit qu’on lui trouve un travail.

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[…]

« Je demande au gouvernement soviétique de tenir compte du fait que je ne suis pas un politique mais un homme de lettres qui a fait don de toute sa production à la scène soviétique. »

[…]

« Je vous prie de vous souvenir qu’être mis dans l’impossibilité d’écrire revient pour moi à être enterré vivant. »

[…]

« JE PRIE LE GOUVERNEMENT DE L’URSS DE ME DONNER  ORDRE DE QUITTER DANS LES MEILLEURS DELAIS LE TERRITOIRE DE L’URSS EN COMPAGNIE DE MA FEMME LIOUBOV EVGUENIEVNA BOULGAKOVA. 

J’en appelle à l’humanité du pouvoir soviétique et le prie dans sa magnanimité d’octroyer la liberté à un écrivain qui ne peut être d’aucune utilité dans sa patrie ; cet écrivain, c’est moi.

Si ce que je viens d’écrire n’emporte pas la conviction et si je suis condamné à me taire en Union soviétique le restant de mes jours, je demande  au gouvernement soviétique de me donner un emploi dans la spécialité et de m’affecter à un théâtre en tant que metteur en scène titulaire.

Je demande fort exactement UN ORDRE DE MISSION, je le demande avec la dernière  insistance, car toutes mes tentatives pour trouver du travail dans le seul domaine où je puisse être à l’URSS de quelque utilité  en tant que spécialiste très hautement qualifié se sont soldées par un fiasco complet. Mon nom est devenu un symbole, si bien que, chaque fois que j’ai proposé mes services, j’ai suscité l’EFFROI ; et pourtant, il y a à Moscou un très grand nombre d’acteurs, de metteurs en scène et aussi de directeurs de théâtre qui connaissent parfaitement mes capacités exceptionnelles pour tout ce qui touche à la scène.»

[…]

« Si l’on ne me nomme pas metteur en scène, je demande avec la dernière insistance un emploi de figurant. Et si je ne peux être figurant, que l’on  me donne un travail d’homme de peine.

Et si cela aussi est impossible, je demande au gouvernement soviétique d’agir avec moi comme il jugera bon, mais d’agir ; en effet, en ma personne, c’est un dramaturge, auteur de cinq pièces, connu en URSS et à l’étranger qui se trouve A L’HEURE ACTUELLE confronté à la misère, à la rue, à la mort. »

(extrait de « Lettres à Staline », traduit du russe par Marianne Gourg, © Editions Solin, 1989)

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Le 17 avril 1930, Mikhaïl Boulgakov reçoit un appel téléphonique de Staline et au lieu d’appuyer son souhait de quitter le pays (peut-être intimidé ou surpris par cet appel) il accepte la proposition de Staline de postuler auprès du Théâtre d’Art où effectivement il est embauché. Plus tard, Mikhaïl Boulgakov s’en voudra amèrement de ne pas avoir saisir cette occasion de quitter l’URSS car ses prochaines requêtes auprès de Staline n’aboutiront jamais.

En effet, en 1934, étant épuisé tant physiquement (santé fragile) que psychologiquement (neurasthénie, agoraphobie), Mikhaïl Boulgakov demande au Théâtre d’Art l’autorisation de faire un voyage à Paris en compagnie de son épouse, Elena, pour une durée de deux mois.

Sa demande est refusée, Mikhaïl Boulgakov est anéanti. Il écrit alors à Staline le 10 juin 1934 mais ne reçoit jamais de réponse.

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[…]

J’indiquais dans ma demande le but de mon voyage, écrire un livre où je raconterais ce que j’aurais vu en Europe occidentale (pour, à mon retour, le proposer aux maisons d’édition soviétiques).

Je souffre réellement d’épuisement nerveux et il m’est physiquement impossible de supporter la solitude ; aussi ai-je demandé que mon épouse soit autorisée à m’accompagner, laissant ici pour une période de deux mois mon beau-fils de sept ans dont l’éducation et l’entretien sont à ma charge.

J’imaginais que la demande se verrait ou bien satisfaite ou bien rejetée ; toute autre réponse me semblait exclue.

Et pourtant, contrairement à mon attente, c’est bien une réponse du troisième type qui est venue.

Le 17 mai, je recevais un coup de téléphone ; la conversation fut la suivante :

-Vous avez déposé une demande de voyage à l’étranger ?

-Oui.

-Rendez-vous à la section étrangère du Comité exécutif de Moscou pour y remplir  deux formulaires, l’un pour vous, l’autre pour votre femme.

-Quand dois-je m’y rendre ?

-Le plus tôt sera le mieux ; votre cas doit-être examiné le 21 ou le 22. »

[…]

« Quand j’eus dit au préposé que j’avais été convoqué par  téléphone, il me demanda d’attendre, passa dans la pièce voisine et en revint pour me demander de remplir les formulaires.

Ce que nous fîmes ; il les relut, y joignit deux photos d’identité par personne ; j’esquissai le geste de payer, mais il me dit :

-Les passeports seront gratuits.

Il refusa les cartes d’identité que je lui tendais :

-Plus tard, quand on  vous remettra vos passeports internationaux.

Et il ajouta les paroles suivantes (je cite littéralement) :

-Pour vous, l’obtention des passeports sera extrêmement rapide car il y a des ordres à votre sujet. Vous auriez pu les avoir  aujourd’hui mais il est tard. Téléphonez-moi le 18 au matin.

Je dis :

-Mais le 18 est férié.

A quoi il répondit :

-Alors le 19.

Le 19 mai au matin, nous reçûmes la réponse suivante :

-Nous n’avons pas encore vos passeports. Téléphonez-moi en fin de journée. S’ils sont arrivés, le préposé vous les remettra. »

[…]

C’est alors que, commençant à perdre confiance, je demandai à l’employé s’il avait bien été pris une décision à mon sujet ; peut-être le 17 mai avais-je mal entendu ?

Il me fut répondu de la façon suivante :

-Vous comprenez vous-même que je ne puis vous dire d’où émanent les ordres, mais une décision a été prise en ce qui vous concerne et en ce qui concerne votre femme ; c’est également le cas de l’écrivain Pilniak.

A ces mots, tous mes doutes se dissipèrent et ma joie fut sans bornes. »

[…]

Et me amis de me prodiguer leur félicitations : ce voyage indispensable à tout écrivain et dont j’avais rêvé de nombreuses années durant, il allait enfin se réaliser. »

[…]

Le 7 juin, un coursier du Théâtre d’Art se rendit à la section étrangère porteur d’une liste de noms ; il s’agissait d’acteurs qui devaient se rendre à l’étranger. Le théâtre avait eu l’amabilité de nous y inclure, ma femme et moi, bien que j’aie fait ma demande séparément.

Le coursier revint dans la journée, à son air gêné et désorienté, je compris qu’il s’était passé quelque chose.

Le coursier déclara que les passeports des acteurs étaient prêts, il les avait en poche ; quant à ma femme et à moi, nous essuyions un refus.

Dès le lendemain, une note parvenait directement à la section étrangère indiquant qu’au citoyen Boulgakov M.A. était refusé la délivrance de l’autorisation nécessaire pour quitter légalement le pays.

Sur ce, je rentrai chez moi pour éviter les manifestations de pitié, d’étonnement, etc. Je ne comprenais qu’une chose, c’est que je me trouvais dans une situation pénible, ridicule et qui ne convenait ni à mon âge ni à ma situation.

Le tort que l’on m’a causé à la section étrangère est d’autant plus grave que, durant les quatre années où j’ai travaillé au Théâtre d’Art, je n’ai rien fait qui puisse justifier pareil traitement, et c’est pourquoi je vous demande d’intercéder en ma faveur. »

(extrait de « Lettres à Staline », traduit du russe par Marianne Gourg, © Editions Solin, 1989)

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Entre 1937 et 1940, Mikhaïl Boulgakov se consacre à son dernier roman, Le Maître et Marguerite, dont l’écriture avait débutée en 1929. Il dicte ses dernières corrections jusqu’à la mi-février 1940.

En 1939 on lui diagnostique une nephrosclérose; Mikhaïl Boulgakov décède, à 48 ans, le 10 mars 1940 à Moscou. Il est consideré comme l'un des plus grands écrivains russes du XXe siècle.

 

Romans

  • La Garde Blanche (premiers chapitres publiés en 1925 puis en deux tomes en 1927 et 1929; publié en URSS en 1966) ;
  • La Vie de monsieur Molière ou Le Roman de Monsieur de Molière (achevé en 1933; publié en URSS en 1962 de manière expurgée, puis en son intégralité en 1989) ;
  • Le Roman théâtral ou Les Mémoires d'un Défunt (écrit entre 1936 et 1937; inachevé; publié en URSS en 1965 et en volume en 1966) ;
  • Le Maître et Marguerite (achevé à la mi-février 1940; publié en URSS, de manière expurgée en 1966 et dans son intégralité en 1973) ;

Nouvelles

  • Notes sur des manchettes – (publication des premiers chapitres en 1922 dans La Veille; publié en URSS dans son intégralité en 1982).
  • La Bohème, publiée en 1925 dans Krasnaïa Niva (Glèbe Rouge) ;
  • Endiablade ou Diablerie - (parution en 1924 dans l’Almanach Niedra, réédition en URSS en 1987) ;
  • Les Œufs du Destin ou Les Œufs fatidiques (publiée fin juillet 1925, réédition en URSS en 1988);
  • Cœur de Chien  (achevée en 1925 et publiée en URSS en 1987) ;
  • Carnets d'un jeune médecin (publiée en URSS en 1963) ;
  • Morphine (première version datant de 1921 et deuxième et dernière version publiée en 1927; réédition en URSS dans son intégralité en 1988).

Articles et récits parus dans des revues soviétiques:

    • Les Aventures extraordinaires du docteur N - mai 1922 (réédition en URSS en 1975);
    • Une séance de spiritisme – juillet 1922 (réédition en URSS en 1985);
    • Les Aventures de Tchitchikov – septembre 1922 et en volume en 1925 (réédition en URSS en 1966);
    • La Couronne rouge – octobre 1922 (réédition en URSS en 1988);
    • Le 13, immeuble Elpit-Commune ouvrière ou La Commune ouvrière Elpite N⁰13- décembre 1922 et en volume en 1925 (réédition en URSS en 1987);
    • La Nuit du 2 au 3 – décembre 1922 (réédition en URSS en 1988);
    • Une histoire de Chinois – mai 1923 et en volume en 1925 (réédition en URSS en 1987);
    • Un psaume – septembre 1923 et 1926 (réédition en URSS en 1988);
    • Le Raid – décembre 1923 (réédition en URSS en 1988);
    • Le Feu du khan Tougaï – février 1924 (réédition en URSS en 1974);
    • L'Île pourpre – avril 1924 (réédition en URSS en 1988);
    • J'ai tué – décembre 1926 (réédition en URSS en 1972) .

Pièces de Théâtre

  • Autodéfense, sketch en un acte, joué à Vladikavkaz le 3 juin 1920;
  • Les Frères Tourbine, drame en quatre actes, joué le 21 octobre 1920;
  • Les Communards de Paris, pièce en trois actes créée entre janvier et mars 1921;
  • Le Perfide paternel, pièce créée en 1921;
  • Les Prétendants d'argile, comédie-bouffe jouée en 1921;
  • Les Fils du mollah, pièce créée le 15 mai 1921 et  jouée trois fois;
  • Les Jours des Tourbine - 1926 (publiée en URSS en 1955);
  • L'Appartement de Zoïka - deux versions : 1926 en quatre actes et 1935 en trois actes (publiée en URSS en 1982);
  • L'Île pourpre - 1927 (publiée en URSS en 1987);
  • La Fuite - 1928 (publiée en URSS en 1962);
  • Adam et Eva - 1931 (publiée en URSS en 1987);
  • Béatitude - 1934 (publiée en URSS en 1966);
  • Alexandre Pouchkine - 1935 (publiée en URSS en 1955);
  • Molière ou la Cabale des dévots - achevée en 1929 (publié en URSS en 1962);
  • Ivan Vassilievitch - 1935 (publiée en URSS en 1965);
  • Batoum - achevée en 1939 (publiée en URSS en 1988);

Livrets d’Opéra (entre 1936 et 1940)

  • Minine et Pojarski, opéra en cinq actes et neuf tableaux, musique de Boris Assafiev;
  • La Mer Noire, musique de Sergeï Pototski;
  • Pierre le Grand, musique de Boris Assafiev;
  • Rachel, musique de Dounaïevski, inachevé en février 1940.

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Source biographique :

  • Mikhaïl Boulgakov – Un Maître et son destin. Marianne Gourg, éditions Robert Laffont,1992
  • Wikipedia;
  • Lettres à Staline, traduit du russe par Marianne Gourg. Editions Solin,1989.
  • Chroniques Photographiques de la vie et de l’œuvre de Mikhail Boulgakov. Youri Krivononosov, éditions Keruss, 2007, © 2007,Loze-Dion éditeur inc.